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Incesante y Fatal. Las relaciones del psicoanalisis y la lengua castellana

février 4, 2014 @ 21:00 - 23:00

gacilaso

Enrique Millan, psychanalyste argentin, viendra aborder avec nous la question du transfert operé et décelable, de la psychanalyse à la langue espagnole.

C’est une des questions que son livre aborde dans un parcours qui part d’une question posée par Lacan lors de son voyage, le seul , en Amérique Latine.

Ainsi l’attention demandée aux analystes hispanophones , de mettre à l’épreuve  la psychanalyse avec les formations de l’inconscient de la langue espagnole, est pris comme objet de recherche de l’auteur.

Millan part de Dámaso Alonso,  dont la question du signifiant et son propre parcours autour de l’œuvre de Saussure, sera l’occasion pour Millan d’ un dialogue avec Lacan et fait dialoguer Garcilaso avec la psychanalyse hispanophone.

La question de la spécificité d’une langue, qui selon l’auteur modifie la pratique , naturellement, mais aussi , et c’est l’originalité de cet ouvrage, la théorie. Son hypothèse se base entre autres, sur la possibilité des tropes en espagnol qui ne sont pas aussi faciles à utiliser dans d’autres langues. Ainsi  la préeminence de l’hyperbaton en espagnol et celle de l’équivoque en français pour changer l’accent ou le sens d’un enoncé.

Les questions que Damaso Alonso se pose à propos de l’œuvre poétique de Garcilaso sont , grâce au travail de Millan, exposées et compareés au travail analytique, sa rétorique, sa poiesis. La figure de « encabalgamiento » dans les poèmes de Garcilaso, sont ainsi comparés aux effets de lapsus dans la pratique psychanalytique. Retrouver les echos de Garcia Lorca ou San Juan de la Cruz dans les récits des patients latino –américains, est une double aventure, poétique, clinique , et aussi, la mesure ou la perception du voyage de la langue espagnole avec la colonisation  de l’Amerique Latine.

Millan nous amène à lire San Juan, après Lacan, et à rentrer dans les questions de langue et de logique pour mieux cerner ce que la psychanalyse y a trouvé .

Comme discutante,nous aurons le plaisir d’avoir pour cette soirée, Mercedes Blanco, Professeur à l’université de Paris IV La Sorbonne, est spécialiste du siècle d’or espagnol et a écrit sur la pointe ,Gracian, Gongora, Garcilaso entre autres

Diana Kamienny Boczkowski

Enrique Millán est praticien de la psychanalyse  à  Buenos Aires. Il est diplomé de la faculté de Psicología por la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Buenos Aires (1974).

Depuis 1980 y ses recherches se centrent autour  des rapports entre la psychanalyse et psicoanálisis y la langue “castellana”. Au décours de ces années il a publié sur le sujet travaux reunis dans son ouvrage “La huella del caracol”. Il a aussi publié   “El pecho del amor tan lastimado. Estudio psicoanalítico sobre San Juan de la Cruz”.

Son prochain ouvrage, prompt à parâitre est  “Incesante y fatal. Acerca de las relaciones entre el psicoanálisis y la lengua castellana” dans lequel il s’interroge sur la théorie de Lacan à partir de ses recherches sur la langue espagnole en Amérique Latine.

Par ailleurs, Enrique Millan a publié en colaboration avec Silvia Wainsztein “Adolescencia. Una lectura psicoanalítica”et  “Catulo. Siete poemas. Traducción y textos psicoanalíticos.” avec Nora Sztrum et Un roman “Nunca hables con extraños.”

Millan a obtenu le primer prix du deuxièeme concours  de la Fundación del Banco Mercantil pour son essai “ El discurso del amor en el Cántico Espiritual de San Juan de la Cruz”.

Détails

Date :
février 4, 2014
Heure:
21:00 - 23:00

Organisateur

Diana Kamienny Boczkowski
Courriel :

Lieu

Maison de l’Amérique latine
217 Bd. Saint-Germain, Paris, 75007 France
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